Les mains

Publié le par Carole

mains-vitrine.jpg
 
Deux mains tendues, aspirant à s'unir, et sur le point de se rejoindre,
deux mains rompues reprenant vie, se nouant l'une à l'autre,
deux mains que rien presque rien ne peut plus séparer,
si ce n'est cet infime intervalle qui fait le Moi et qui fait l'Autre.
C'était dans une vitrine, tout à l'heure, vestiges oubliés sur le sol d'on ne sait quels mannequins désossés pour les soldes.
Et c'était une image de l'amour.
Je crois.

 

Publié dans Fables

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Jonas D. 21/01/2015 12:02

Mains figés, pâles, intemporelles. Instantané de l'infatigable lutte à nous aimer malgré le chaos. Bien vu.
Jonas

FAN 20/01/2015 15:43

l'âme de Michel Ange est passé par là!!BISOUS FAN

mansfield 19/01/2015 19:52

Et dire que deux semaines après les soldes déjà, on débarrasse les mannequins pour afficher la nouvelle collection!

Quichottine 19/01/2015 12:11

Je crois aussi...

C'est très beau, Carole.

Joseph Guégan 19/01/2015 11:36

Félicitations pour avoir vu tour cela dans ces deux mains oubliées sans doute dans cette vitrine.
Bonne semaine

JC 19/01/2015 09:59

Un signe que tu as su si bien voir et interpréter ! Quel symbole ! Belle journée Carole. Amitiés. Joëlle

flipperine 19/01/2015 00:40

des mains qui se tendent les unes vers les autres c'est ce qui est beau

Gérard 18/01/2015 23:24

C'est bien trouvé...les bras m'en tombent

Marie Bland 18/01/2015 22:06

Très bien vu, elles tendent vraiment l'une vers l'autre, elles veulent se rejoindre. Leur position est incroyable, à moins qu'elle ne soit volontaire.

Carole 18/01/2015 23:47



En tout cas ce n'est pas moi qui ai fait la mise en scène. J'ai juste choisi l'angle de vue. Merci, Marie.



Aloysia_Martine 18/01/2015 19:13

Une image, parmi tant de possibles... et si parlante en effet !

Yanis Petros 18/01/2015 18:01

Bonjour

dans une solitude désespérée
il est si difficile de tendre la main
alors même que le regard est ignoré

C'est en tous les cas un très beau thème de réflexion.

Un immigré d'origine Nantaise en terre Provençale.

Bien amicalement

Carole 18/01/2015 23:48



Oui, en fait on n'en finit pas si on y réfléchit. Merci, Yanis.



Lorraine 18/01/2015 16:06

Comme deux naufragés qui cherchent à se rejoindre; l'amour, oui. Quelquefois. Et l'image est saisissante!

Merci, Carole,
Lorraine

Catheau 18/01/2015 15:44

"... Ce que dit ainsi le profond langage
Ce parler muet des sens animaux
Sans bouche et sans yeux miroir sans image
Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots..."
Votre superbe photo pourrait illustrer ces vers extraits du poème "Les mains d'Elsa". Merci pour votre texte qui en est un magnifique prolongement.

Cristophe 18/01/2015 13:40

Les mannequins n'ont pas de cœur dans leur poitrine, leurs yeux n'ont pas de vie... Ils n'ont que leurs mains pour se parler d'amour.

Carole 18/01/2015 14:39



Excellent ! merci, Cristophe.



hamza 18/01/2015 11:17

Merveilleux articles ayant trait aux mains. C'est presque une poésie. Ce que je sais de la réunion des mains c'est que deux mains font la force. Une seule main n'applaudit jamais, donc il faut deux
mains pour pouvoir exister en ce monde. Merci Carole.

Aude terrienne 18/01/2015 09:51

Bonjour!
Ton article est merveilleux.

jc legros 18/01/2015 09:17

Blanches comme la dent, arrachées comme l'adieu...
Ces mains m'ont tout de suite fait penser à "La création d'Adam par Dieu" de Michel-Ange.

Anne-Marie 18/01/2015 09:10

Une image et des mots qu'on a plaisir à lire,qui apaisent et nous amènent de la poésie, encore sonnés que nous sommes des évènements de la semaine dernière et de toutes leurs répercussions
inquiétantes...

Richard LEJEUNE 18/01/2015 08:51

Ces mains qui vont s'unir : être là au bon moment.

C'est grandement ce qui vous caractérise, Carole : être là au bon moment pour prendre LA photo qui s'unira à votre prose poétique, pour notre plus grand plaisir.

Carole 18/01/2015 11:40



Il faut toujours avoir un appareil-photo avec soi (même un petit, ou un simple téléphone, si on est trop chargé). Sinon, je "fais" le texte lorsque je "vois" l'objet ou la scène. C'est simultané.
Après il ne reste plus qu'à y retravailler.



X 18/01/2015 08:23

Cet "infime intervalle" : bien sûr mais comment faire autrement qu'il y ait "moi" et qu'il y ait "l'autre". Je n'ai jamais trouvé la formule magique.

Carole 18/01/2015 11:28



S'il n'y a pas le "moi", et l'autre", et l'infime intervalle, pas d'amour possible. 



jill bill 18/01/2015 02:14

La peur de la séparation par l'homme qui décide de leur "vie"... j'aime !

dominique 18/01/2015 01:51

C'est très beau. Je crois bien que vous avez raison de croire.