La poule

Publié le par Carole

    Une pauvre petite poulette, je vous dis, une pauvre petite poulette. Elle avait tellement souffert.
    Ici, on a l’habitude pourtant.
    Mais elle… elle, c’était pire que tout. Pire que nous tous. Jamais j’avais vu quelqu’un souffrir comme elle. Jamais. Même ici. Parce que, elle, pauvre tendre colombe, pauvre douce colombe… y avait plus de mots pour dire sa souffrance. Plus de mots. Elle avait perdu les mots. Essayez seulement d'imaginer. Une âme close. C'est terrible, une âme close. [...]
 
Suite du récit à lire sur mon blog de récits et nouvelles cheminderonde.wordpress.com

 

 

Publié dans Récits et nouvelles

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Quichottine 30/12/2014 18:50

Je vais lire là-bas. :)

eva 29/12/2014 10:59

Ton conte n'est pas si surréaliste que ça Carole... Il y a une dizaine d'années, j'ai eu l'occasion de discuter avec un infirmier en psychiatrie qui me disait que la classification des malades se
faisait par secteur géographique (à l'intérieur même d'un département) par souci d'économie. Si bien que toutes catégories de résidents se trouvaient mélangées : les loups avec les colombes... les
violents côtoyaient les doux, les alcooliques, les drogués, ceux qui se prennent pour Jésus et ceux qui se prennent pour Hitler ! Et tout se joli monde partage leurs délires... Je ne sais pas si
cela a changé depuis cette conversation, mais tu as imaginé exactement ce qui aurait pu arriver dans ce que me décrivait mon interlocuteur. Il n'est pas fait beaucoup d'efforts en France pour la
psychiatrie et le plus grave, c'est qu'il y a en prison, des gens qui devraient dépendre de la psychiatrie et qui ne sont pas soignés du tout. Ton texte est brillant comme toujours. Bravo Carole,
et bonnes fêtes de fin d'année.

Carole 29/12/2014 11:32



Comme je l'ai écrit dans l'un des commentaires, je suis partie d'un fait vrai, Eva. Et je confirme tout ce que tu écris. La pshychiatrie est un secteur particulièrement difficile, et de plus le
parent pauvre de notre système de santé. D'où tant de tragédies qui restent obscures. J'ajouterai seulement à ton propos qu'il y a aussi en liberté des gens qui relèvent de la prison ou plutôt de
la psychiatrie.