L'homme du milieu

Publié le par Carole

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Le Mans, cité Plantagenêt
 
 
L'un tire à hue - et l'autre à dia. Il y a celui qui vous pousse en enfer, et celui qui se fait passer pour un ange. Celui qui veut qu'on aille à droite, celui qui veut qu'on coure à gauche. Celui qui dit blanc, celui qui crie noir. Celui qui veut qu'on l'aime, celui qui ricane sa haine. 
Et l'homme au centre du fracas, faraud bombant le torse, se croyant armé et solide, placide au.milieu de la lutte.
Comme s'il ne le savait pas, que la vie n'est rien d'autre qu'écartèlements et tiraillements. Que s'il ne penchait pas ainsi de tous côtés, il ne pourrait tenir debout. Mais que tiré aux quatre fers de ses désirs contraires, il ne rencontrera que son calvaire.

Publié dans Fables

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R
J'aime beaucoup ces allitérations dans votre dernière phrase ...
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C
Une image du supplice de vivre ?
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C
Et bien je me pose, toute bancale mais je l'ai accepté, pour savourer ma glace et "vade retro" l'ange et le démon qui me contemplent... non mais!
Amitiés, belle soirée
Cendrine
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C


Tu sais, je suis moi-même très bancale (physiquement), mais ici je pensais plutôt aux âmes bancales, bien plus tordues et tourmentées que les corps ne le seront jamais.



L
On ne vit que debout. Même s'il faut se relever cent et cent fois,en serrant les dents, en serrant les poings, pour trouver enfin l''quilibre qu permettra de voir le monde et ses irrégularité,ses
souffrances et ses joies intimes.Merci, Carole,
Lorraine
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C


Merci pour ce commentaire plein de sagesse et d'expérience. Souffrance et joie nous "tiraillent" toute la vie, et notre équilibre précaire repose en effet sur ce grand courage qu'il faut, sans
cesse, pour "continuer". En France, les gens disent cela ainsi quand on leur demande si "ça va" : "On fait aller..."



J
En soi est le lieu de tous les combats. Cette union intérieure à laquelle nous aspirons pour trouver la paix n'est pas des plus facile. Amitiés. Joëlle
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L
Commentaire extraordinaire d'une sculpture expressive qui échapperait sûrement à l'attention du visiteur sans guide!

Sans rapport direct:
Oedipe lui a dû choisir entre 2 routes et si je me souviens bien c'est sa réflexion hésitante qui l'a mené on l'on sait, à ce qu'on a appelé son destin.
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C


Mais lui était mené par les dieux, qui décidaient pour lui. Cette idée de destin est à la fois terrible et "rassurante".



M
Rien n'a changé Carole..
Nous sommes toujours tiraillés de droite et de gauche!
Heureux celui ou celle qui sait où elle va.. ce qu'elle veut faire dès sa jeunesse !
Bonne soirée et au plaisir de te lire encore.
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N
Et l'on s'en va, cahin-caha, sur le chemin de nos contradictions. Bien vu!
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A
Oui, mais en vieillissant l'homme apprend à faire ses choix et finit par trouver quelque que chose qui ressemble à de la sérénité, si ce n'est au bonheur...
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C


Comme ces vieilles armoires qui finissent par se stabiliser après avoir longtemps basculé sur des sols instables.



M
Bonjour Carole,

L'Homme est toujours tiraillé entre deux désirs, deux lubies, deux peurs, deux destins...

Là, je suis tiraillée entre deux éternuements

Bonne journée ;)
Martine
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J
Monsieur H, sur ses larges épaules porte le chemin qui serpente où le bonheur et le malheur du monde se cramponnent.
Qui va gagner?
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J
J'ai cru à une affaire de mafia en découvrant le titre... eh oui l'ange et le diable dans nos vies... à nous de faire les bons choix... pas simple tjs !
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