Un coup de colère dans le ciel bleu

Publié le par Carole

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— Un coup de colère dans le ciel bleu ! Et bientôt, la tempête... ? Oh, et... là-haut, ce nuage qui passe, n'est-ce pas la fumée du volcan sur lequel on dansait, tout à l'heure ?
— Tout est si beau, tout est si bleu, tout est si calme... Non, vraiment, ce n'est rien. A peine un pauvre éclair s'éteignant dans le ciel immobile. Une légère banderille plantée dans le vieux cuir d'un monde qui en a vu bien d'autres...
— Vous croyez ? Mais... mais les plus grands orages et les pires tragédies n'ont-ils pas commencé justement par un petit coup de colère, un inaudible coup de misère, un ridicule coup de tonnerre dans le grand théâtre du monde ?
 

Publié dans Fables

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Catheau 15/09/2014 08:53

Comment posséder ce "coeur où l'ire juste [...] commande" ainsi que l'écrivait Malherbe ?

eva 14/09/2014 11:27

oui Carole, et les révolutions surviennent souvent à la suite d'un fait divers qui peut paraître insignifiant au regard de l'actualité qui sera plus tard l'Histoire...

dalva 14/09/2014 08:54

Merci d'abord pour ton message sur mon blog. Il m'a fait très plaisir.
Mais je peux te renvoyer le compliment. Quand on vient sur ton blog, c'est aussi un autre monde, le tien.
La colère dans un ciel bleu... la photo est très significative, pleine de sens, mais celui-ci ne serait qu'un murmure s'il n'y avait pas ton texte. A chaque fois, tu dévoiles quelque chose de plus
de chaque cliché.

hamza 13/09/2014 20:17

Alors que dirons nous petits peuples tiers mondistes. Nous, qui sommes vulnérables au moindre vent politique. Ne parlant pas des printemps arabes qui sévissent et du fameux EI - y en a marre de
vivre avec la peur dans le ventre. Nous ! nous voulons tt simplement vivre.

Carole 13/09/2014 21:47



Une grande, vraie colère, alors. J'espère que des jours meilleurs viendront, pour nous tous. Il ne faut pas désespérer de l'histoire, qui avance toujours.



almanito 13/09/2014 20:17

Pourtant une bonne colère remet parfois les pendules à l'heure et réveille les consciences. Il me semble...
Un peu comme après un orage qui purifie l'atmosphère, on recommence sur une terre lavée de ses impuretés.

Carole 13/09/2014 21:49



Hum... ça me fait peur, tout de même, les orages. Quelquefois la terre est si bien lavée qu'il n'y reste pas un arbre, pas une fleur. Enfin... ce n'est pas nous qui écrivons l'histoire... mais on
se demande pourquoi ceux qui l'écrivent prennent autant de risques, on ne peut pas jouer avec la "colère".



flipperine 13/09/2014 16:47

un immeuble où les gens manifestent

Richard LEJEUNE 13/09/2014 13:12

Sans vouloir soulever quelque polémique que ce soit, puis-je simplement rappeler deux faits historiques à propos des pays de l'Est ?
A chacun ensuite de tirer ses propres conclusions !

La scission de l'ex-Yougoslavie déboucha sur un de ces massacres innommables dont le XXème siècle fut malheureusement le théâtre, à cause de dirigeants irresponsables

Et celle de l'ex-Tchécoslovaquie se fit tout en douceur, grâce à des dirigeants responsables, au point qu'elle fut même appelée par les Historiens : "Révolution" de velours.


Cherchez l'erreur !

Carole 13/09/2014 15:18



Oui, c'est bien de le rappeler ! 



michèle 13/09/2014 11:02

Se révolter contre l'injustice et en un premier temps faire savoir son indignation pourrait être rassurant tant le fossé entre les pauvres et les riches se creuse.
Cela ne ferait pas pâlir le bleu éclatant du ciel.

Lorraine 13/09/2014 10:38

Un mot, une interprétation, une réplique ou une vivacité, il faut si peu de chose pour créer le désarroi voire la rupture. Entre deux amoureux, deux diplomates, deux ambassadeurs, deux
présidents... Cela commence par la méfiance et peut se terminer par une hécatombe de sentiments ou de vies humaines. La colère a toujours été mauvaise conseillère, mais qui s'en souvient?...

Carole 13/09/2014 15:35



Oui, cette "colère" peut renvoyer à bien des stuations humaines, et je suis heureuse de cette lecture qui donne une dimension générale à ma "fable" (je souhaite toujours offrir des possibilités
de lecture à plusieurs niveaux). La colère est comme un gaz qui s'accumule avant d'exploser. Il ne faut pas la laisser monter ! 



jamadrou 13/09/2014 09:13

En amont
il y a eu concertation dans cet "hé-cri"
il concerne au moins 4 balcons
la colère monte

Alain 13/09/2014 09:11

Belle photo qui en dit plus long, accompagnée du texte, qu'une image forte.
Les petits, les sans grades, les délaissés, n'ont pas les moyens de se mettre en colère. Et puis, ceux qui le peuvent, sans contrainte, jusqu'à plus soif, n'ont pas de raisons de le faire.
Alors... On continuera à écouter les voix qui nous disent : "cela va s'arranger". Jusqu'à...

Carole 13/09/2014 21:54



Je suis passée des dizaines de fois devant cette banderole sans y faire très attention, je m'y étais habituée. Et soudain, dans le ciel bleu, elle m'a paru vraiment puissante. C'est curieux comme
les mêmes choses peuvent nous apparaître différemment selon leur environnement.



Michèle F. 13/09/2014 08:23

Un jeune homme, fou de colère, s'immole par le feu, de l'autre côté de la Méditerranée. Il s'ensuit un basculement total que nul n'avait prévu.
Seulement, voyez-vous, c'était ailleurs. Nos colères à nous n'éclatent pas, elles sont trop timides, nous restons blasés devant les forfaitures et les menaces qui pèsent sur nous depuis un certain
nombre d'années. Une "affaire" chasse l'autre. Nous sommes devenus un vieux peuple blasé et égoïste tandis que nos jeunes gens ont d'autres soucis.
J'espère me tromper, je voudrais bien voir éclater cette colère avant de mourir. Mais tout de même, cette enseigne lumineuse me séduit, à quoi se raccroche-t-elle donc?

Carole 13/09/2014 21:58



Ah, moi, je ne souhaite pas qu'elle éclate, cette colère ! Je la redoute autant que mon premier personnage dans ce petit dialogue (et justement l'exemple que vous donnez ne me donne pas tort, je
crois, car la suite fut bien triste après un "printemps" d'espérance). En fait, ce qui me semble inconcevable, c'est que les "décideurs" ne semblent pas remarquer cette "colère" qui monte, ou
(pour d'autres) cette résignation amère et malsaine qui pourrait mener au pire aussi (pas seulement en France, je ne veux pas réduire le propos à des querelles politiques immédiates, d'ailleurs
ce texte est une "fable" et peut prendre, je l'espère, un sens humain plus général).


Cette banderole est attachée à une caserne de pompiers, ce qui peut-être surprendra mes lecteurs. Mais je ne voulais pas le préciser dans cette "fable" qui cherche, je le redis, à susciter une
réflexion que chacun pourra mener comme il l'entend.



Anne-Marie 13/09/2014 08:14

"Non, Sire, ce n'est pas une révolte, c'est une révolution!"

Richard LEJEUNE 13/09/2014 08:10

... et parfois même dans la cave d'une brasserie munichoise où trois pelés et un moustachu "refaisaient" ce "grand théâtre du monde" ...

Carole 13/09/2014 12:27



Ou, c'est une grande inquiétude aussi pour nous en ce moment. Certains sont prêts à "refaire", comme vous dites...



jill bill 13/09/2014 04:24

En colère va bien à la France qui gronde de partout, hélas... bien vu Carole !