Un oiseau dans la ville

Publié le par Carole

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... un peu plus loin, dans le jardin du Lait de Mai, j'ai rencontré un oiseau squatter, un oiseau sans papiers, un oiseau apatride, un oiseau dans la ville.
Quelqu'un l'avait posé sur son manchon de fleurs comme un printemps sur sa branche. Léger et sautillant, il s'envolait déjà. J'ai cru l'entendre siffloter dans le gris un petit air de joie qu'on n'entend plus chez nous.
Tant qu'il y aura des fous pour ouvrir dans nos rues leurs mains pleines d'oiseaux, et d'autres fous pour leur tendre en passant la brindille d'enfance, elle pépiera, l'espérance follette, sa chanson obstinée.
Mais... si on allait me l'effacer, mon oiseau dans la ville, si on allait le trouver un peu sale ? Si on allait la jeter à la benne, la branche clandestine de son printemps trop rose ?
 

 

Publié dans Nantes

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F
un petit oiseau comme cela ne peut faire de mal à personne le plus embêtant ceux sont les pigeons en ville ce dimanche il y en a un qui a osé rentré chez nous
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M
Image naïve et charmante pour des mains qui sèment l'espérance et des réfugiés qui veulent des raisons de continuer à espérer!

PS Les pigeons je m'en écarte: leur prolifération citadine m'a rendue phobique. Les oiseaux, oui. Les pigeons, non, enfin pas trop. ;)
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M
Clandestin peut-être, mais bien "intégré". N'est-ce pas ce que souhaitent nos politiques ? Tiens bon, petit piaf !
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J
Si quelqu'un venait à l'effacer, il y aura d'autres fous qui viendront la créer cette espérance et cela, tant qu'il y aura de la vie. Une bien jolie photo que tes mots font pétiller. Amitiés.
Joëlle
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M
Il semble trop bien s'intégrer au décors pour être un clandestin...
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M
Eh oui malheureusement tout ce qui décore nos villes est amené à disparaître, profitons de l'éphémère!
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J
Cela n'arrivera pas, tu y veilles, je le vois. Jonas
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L
Des oiseaux clandestins, il y en a plein chez moi. Aujourd'hui même va commencer le grand nettoyage. Pendant un temps on ne les entendra plus gazouiller leur chanson d'espérance. Mais ils
reviendront, c'est sûr....
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J
Ah ben non alors... comme les pianiste de la place qui dérangeait....
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A
Il faut qu'ils le sachent, tous ceux qui jettent à la bennes les oiseaux tombés du nid et les branches d'espoir: il se trouvera toujours un fou sensé et admirable pour les repeindre inlassablement
sur tous les murs!
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J
maintenant même si des fous "de l'ordre moral" comme ils disent
venaient frotter gommer cacher ce petit oiseau sifflant son air de liberté
en le photographiant Carole tu lui as donné l'éternité et en le partageant avec nous la fraternité.
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P
J'espère qu'il restera cet ADORABLE oiseau posé à côté de cette mosaïque. J'ai toujours regretté de ne pas être observatrice, aussi je te remercie pour ces articles qui me disent : MAIS BON SANG,
observe, observe et observe encore comme me le disait mon prof de sculpture.
MERCI DONC et à bientôt
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