Impression d'hiver

Publié le par Carole

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Papillon des beaux jours écrasé par l'hiver, tu étais sous mes pas le mégot du bonheur, promis au caniveau.
Je n'ai pas voulu marcher sur ton corps, j'ai pris entre mes doigts ton cadavre léger, j'ai voulu le lancer, cerf-volant de l'été, au vent gris qui passait.
Mais tu es retombé, obstiné comme un mort.
Et la pluie de novembre a sangloté longtemps, vieille louve pleureuse, sur la ville glacée.
 

Publié dans Fables

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stephanie 27/11/2013 00:30

Bonsoir oh le pauvre papillon çà me rends un peu triste snif je te souhaite une tre sbonne soirée stéphanie

Carole 28/11/2013 22:10



Merci Stéphanie.



Cardamone 26/11/2013 22:09

Il ne bat plus des ailes - pourquoi est-ce que me vient à l'esprit le haiku
"Le papillon bat des ailes
Comme s'il désespérait
De ce monde"
Il ne bat plus des ailes et c'est nous qui désespérons de ce monde

Carole 26/11/2013 23:50



C'était à la fois si surprenant qu'il ait pu résister si longtemps, et si triste de le voir mort, finalement, en ces jours glacés de novembre.



MARIE 26/11/2013 20:00

Rien ne peut redonner vie à ce que l'hiver a touché de sa main de glace...

Carole 26/11/2013 23:49



A moins qu'une chenille, au printemps, ne refasse son chemin dans les feuilles...



mansfield 26/11/2013 19:30

Pourquoi ne pas tenter de voir la beauté, la légèreté dans toute chose, un peu de gaîté, de bonheur, même si ça reste fugace, même si ce n'est que du vent....

Carole 27/11/2013 00:16



Il y aura le printemps. A chaque saison son âme, peut-être.



les cafards 26/11/2013 17:23

de beaux mots tristes de presqu'hiver

Carole 26/11/2013 23:49



Et un beau commentaire sur ce qu'on appelle le... cafard... Cafard d'hiver, en l'occurrence.



phil 26/11/2013 12:42

Si tu veux lire une histoire de papillons au péril de l'hiver : Dans la Lumière, de Barbara Kingsolver. Je le lis en ce moment et je me régale.

Carole 26/11/2013 13:42



Merci, Phil, pour ce conseil de lecture.



Richard LEJEUNE 26/11/2013 07:25

Ah ! cette dernière phrase ...

Il s'en fallut de peu qu'à l'instar de la première partie, la seconde fût un alexandrin ...

Mais cela n'obère nullement sa grande poésie.

Carole 26/11/2013 11:56



Rythme pair, avec une prédominance du balancement 6/6, et quelques assonances. Il ne s'agit pas de poésie versifiée, mais de poésie en prose, musicale sans rimes et sans rythmes codifiés (voir la
définition chez Baudelaire). Ou du moins d'un essai allant dans ce sens.



zadddie 26/11/2013 00:16

Très evocateur..je le vois bien ce temps gris et froid..
Pour moi le printemps c'était dès le 21 decembre, c'etait la gestation....Courage..plus qu'un mois à tenir...( encore une fois selon ma conception des choses...

Carole 28/11/2013 22:14



C'est vrai aussi, on voit les bourgeons mûrir sous le givre.



Hélène Carle 25/11/2013 20:24

Comme la chenille est devenue papillon, le papillon devient quelque chose de plus qui, cette fois, n'a pas besoin de couleur ni d'ailes, seulement un éclat de lumière. Et à chacun de ces éclats
sans nom, on peut imaginer le salut du papillon.

Hélène*

Carole 28/11/2013 22:15



Un papillon devenu ciel, en somme. Merci, Hélène.



Anne-Marie 25/11/2013 17:44

Beaucoup de poésie dans ce texte court mais efficace...

almanitoo 25/11/2013 16:51

Le cerf volant en robe d'été n'a pas pu s'accommoder au vent d'hiver...
Ta dernière phrase a une force bouleversante.

jamadrou 25/11/2013 16:43

effet si triste
éphémère..

jill bill 25/11/2013 16:23

Il a résisté tant qu'il a pu Carole... Merci pour lui !