Printemps

Publié le par Carole

fleur-ombre-2.jpg
 
 
Aujourd'hui jour sans pluie,
le printemps ressemé
jetait tous ses bouquets
comme des chants d'oiseaux.
 
Et la joie accrochait
aux arbres et aux épines
ses haillons parfumés.
 
On marchait dans l'air bleu
sur le chemin qui va
tout autour du bonheur.
 
Et c'était si léger
d'être libre et de vivre
qu'on ne savait plus bien
ce qui faisait pleurer. 
 
 
A chaque fleur son ombre était 
un soleil sur la terre
qui tournait avec elle.

 

Publié dans Fables

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Catheau 08/03/2014 08:59

Quelle trouvaille ensoleillée que la dernière image !

Nalo 08/03/2014 08:10

Magnifique !!

flipperine 08/03/2014 00:21

et que nous sommes heureux d'avoir le soleil depuis qq jours il nous réchauffe le coeur

mansfield 07/03/2014 18:17

Tu nous fait tourner la tête avec ton printemps qui nous enivre, merci à toi!

M'amzelle Jeanne 07/03/2014 18:08

la renaissance..savoir que l'on vit profiter de chaque instant qui devient un émerveillement/
Très beau et j'aime.

J'ai aimé lire le commentaire d'Emma..! Magnifique

Gérard 07/03/2014 16:05

Joli poème Carole, belle inspiration du beau temps revenu et qui me fait penser à cette chanson ..
http://www.ina.fr/video/I07256073

Anne-Marie 07/03/2014 11:38

Comme j'aime ce moment de l'année où on sent le printemps tout proche et cette légèreté, cette gaieté soudain...Ton poème évoque tout ça!

jamadrou 07/03/2014 11:17

Simple beauté; j'aime.

emma 07/03/2014 09:40

C Lantier (1917)
Ah! si j'échappe à l'hécatombe, comme je saurai vivre! Je ne pensais pas qu'il y eût une joie à respirer, à ouvrir les yeux sur la lumière, à se laisser pénétrer par elle, à avoir chaud, à avoir
froid, à souffrir même. Je croyais que certaines heures seulement avaient du prix. Je laissais passer les autres. Si je vois la fin de cette guerre, je saurai les arrêter toutes, sentir passer
toutes les secondes de vie, comme une eau délicieuse et fraîche qu'on sent couler entre ses doigts. Il me semble que je m'arrêterai à toute heure, interrompant une phrase ou suspendant un geste
pour me crier à moi-même : "Je vis! je vis!"

Carole 07/03/2014 12:00



Je pense tout cela mot à mot. Il faut vivre chaque jour en se souvenant qu'on va mourir, donc en donnant du prix à tout. A ce propos j'avais écrit "Le train de 18h03"
http://cheminderonde.wordpress.com/2014/02/24/le-voyage-2/



almanito 07/03/2014 09:07

Un jour ou tout est en harmonie...

MARIE 07/03/2014 07:30

Choisir la fleur la plus humble et en faire un printemps, on y voit toute l'audace du poète...

Nounedeb 07/03/2014 06:55

Sous ta plume, la modeste ficaire magnifiée par son ombre...

adamante 07/03/2014 01:20

Un très joli poème, Carole. Aujourd'hui était inspirant avec son soleil revenu et ses premières corolles.