Ciel captif

Publié le par Carole

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    Souvent, en ville, on marche dans des rues où les murs vont si haut, où les murs vont si gris, qu'on ne voit plus le ciel. On se souvient des champs tout bordés d'horizon où l'on allait, enfant, portant sur ses épaules le firmament entier, léger et frissonnant.
   Et puis on aperçoit, pendu à sa muraille comme un tableau de maître, un beau morceau de ciel captif, infusé de nuages, remué d'infini, pris tout vivant au piège d'une vitre. 
    C'est idiot, on sait bien, mais brusquement on a envie de courir - comme avant.

Publié dans Fables

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ADAMANTE 21/10/2013 01:00

Merci pour ce ciel captif qui invite à la liberté.

Gérard 05/10/2013 16:05

être dans les nuages..un nouveau cadre de vie

mansfield 05/10/2013 12:26

Quand le ciel s'abaisse vers nous, nous avons envie de nous envoler vers lui, bizarre, bizarre...

Carole 06/10/2013 01:34



Une séparation éternelle.



Hélène Carle 04/10/2013 20:32

La vitre pique un morceau de ciel pour s'habiller le coeur et nous refléter une part de paradis.

Hélène*

(magnifique texte Carole)

saravati 04/10/2013 15:43

Le ciel est une histoire, vous la contez fort bien.
Parfois au milieu des grands ensembles architecturaux une traînée de lumière ou de nuages nous rappellent qu'il est un monde ailleurs dans le temps et l'espace !

La michèle 04/10/2013 12:24

c'est une fenêtre qui reflète comme un miroir, je lis trop vite. Je suis en effet tombée à plusieurs reprises en regardant simplement, pas de casse.

Nounedeb 04/10/2013 11:45

Ronron.

La michèle 04/10/2013 10:24

S'il s'agit,comme je le comprends d'un miroir, cela pourrait montrer que la vision de l'environnement égale ce qui peut être inventé.
Note personnelle: regarder en l'air avec beaucoup d'attention présente un danger certain: à prendre au mot, pas au figuré.

Carole 04/10/2013 10:57



Non, c'est une fenêtre, comme je l'ai écrit, pas un miroir. Tu as déjà eu des accidents en prenant des photos ?


 



Catheau 04/10/2013 09:56

Une bouffée de ciel pour respirer l'infini. Merci pour cette belle inspiration.

Carole 04/10/2013 11:02



Merci Catheau pour cette bouffée légère.



photogus 04/10/2013 09:54

Et parfois la fenêtre fait miroir. Mauvaise surprise : on s'y voit alors et nous comprenons brutalement que les captifs, c'est nous. Il nous reste le ciel pour pleurer sur ces vies d'emmurés.

Carole 04/10/2013 10:55



J'adore ce commentaire, c'est superbe, ce que tu écris là, et si juste !



almanitoo 04/10/2013 07:29

Les nuages évoquent la liberté infinie, celle de l'enfance ou tout est possible et ceux qui plus tard, en gardent la nostalgie , ceux qui lèvent les yeux pour en percevoir ne serait ce que le
reflet, sont capables d'écarter des murailles de béton.

Carole 04/10/2013 10:58



Superbe commentaire : merci Almanitoo.



Richard LEJEUNE 04/10/2013 07:26

Un mur si haut, si gris.
Un ciel si bas, si gris.

Le canal n'a plus qu'à se pendre ...
Va-t-on lui pardonner ?

Carole 04/10/2013 11:00



Très très beau ! 



Anne-Marie 04/10/2013 06:01

J'aime beaucoup la poésie contenue dans ce texte. J'aime bien ces ciels gris et lourds et la course des nuages....

Jamadrou 04/10/2013 04:59

Bien vu.
Fenêtre sur ciel

Martine 04/10/2013 04:46

Je trouve ces nuages superbes car riches de nuances, de mouvement.
Depuis hier, chez moi, le ciel est d'un gris uniforme,morose, sale. Il est à pleurer; c'est bien vrai.
Par contre, lorsque les nuages courent sur les vitres des grands immeubles administratifs, rien ne semble les arrêter.J'ai l'impression qu'ils s'échappent; que l'infini de leur royaume s'empare de
la vie des hommes.
Les nuages , poussés par la tramontane, ont un grand pouvoir de rêves. Ils s'évadent du piège des vitres. C'est mon impression
;)
Martine

Carole 04/10/2013 23:00



C'est toujours troublant, le ciel à la fenêtre. Mais je regrette le ciel de mes champs d'enfance, en Beauce.



jill bill 04/10/2013 02:46

Ah la ville et ses gratte-ciel, tours de béton et de verre qui font regretter plus encore une enfance campagnarde.... Joli... bien vu, belle prise !

Carole 04/10/2013 11:03



Merci Jill.