Coquelicot

Publié le par Carole

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Le vent jette aux oiseaux
l'été comme le grain
pour que le temps le sème
dans les labours d'automne 
et dans le froid qui vient.
 
Coquelicot tombé
sur le coin du trottoir,
dans ta robe de bal
chiffonnée par les heures
et blessée sous nos pas,
 
il m'a semblé que tu étais
la fleur brûlante de l'été,
la belle des jours envolés
que l’ombre aurait clouée
sur nos regrets.

Publié dans Fables

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A
Un silence, juste pour accompagner ce sacrifice des heures fanées et des couleurs qui s'effacent.
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C


Merci, Adamante, l'été est bien mort aujourd'hui.



C
"Comme un p'tit coquelicot, mon âme". Mouloudji eût aimé...
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C


Tiens, Mouloudji ? Je n'y avais pas pensé, merci.



M
J'aime beaucoup ce texte !
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C


Merci de me le dire, je suis très touchée.



S
Un coquelicot qui sonne la larme, qui donne l'alarme des saisons. Ecrin d'un âme, ton poème recèle et révèle beaucoup de sensibilité. Suzâme
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C


c'est joli cette larme-alarme. Mon coquelicot était comme une page à lire sur le sol, une page d'herbier, pleine du regret de la prairie d'été.



N
Bel hommage poétique, (mais tout ce que tu écris est poème), à ce coquelicot qui ressort, aplati, sur le gris du trottoir comme sur la page d'un herbier.
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C


Merci de l'avoir remarqué, Nounedeb : je me disais que personne n'avait l'air de s'en rendre compte... C'était un herbier du trottoir.



N
Un pauvre coquelicot là abandonné, arraché, loin de chez lui... un déraciné comme certains d'entre nous....
Un trés beau poème Carole... Merci !
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C
Sa robe de sang frais m'émerveille et les mots que tu sèmes enivrent mon esprit!
C'est ma fleur préférée, je m'incline devant sa beauté et devant ton magnifique poème.
Comme ces petites choses en peau de douceur, ces petits riens qui saignent sur nos pas sont essentiels à nos vies! Merci Carole et un très beau dimanche, amitiés
Cendrine
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P
J'ai pris le temps de lire tes dernières publications, j'ai manqué de temps ces derniers jours pour déposer des commentaires mais j'ai apprécié les sujets que tu abordes et ta prose magnifique qui
porte la réflexion . Ton poème signe la fin de la période estivale,inéluctable,mais ce début d'automne saura nous consoler de nos regrets et porter nos amours en direction de nouvelles merveilles
...
Je te souhaite un bon week-end Carole, bisous, Plume .
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C


Merci, Plume. Moi aussi j'ai manqué de temps, tu sais. Je vais essayer de rattraper mon retard, à bientôt.



J
Il a une fin en beauté sous ta plume et sous ton oeil bienveillant. Douce journée à toi Carole; Amitié. Joëlle
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C


Avant d'avoir été entièrement piétiné, il aura vécu, et parlé.



Z
un signal? un signe?
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C


Peut-être...



H
Une crucifiée pour l'amour de l'été...

Hélène*
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C


Il y a peut-être un dieu pour les fleurs...



G
Incontournable fleur rouge...je ne m'en lasse pas !
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C


Je le sais, que tu aimes les fleurs et les couleurs !



E
Un magnifique poème que je ressens profondément .C'est une de mes fleurs préférées. Douce soirée, Carole
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C


Merci, Erato. J'avais vu en effet de magnifiques coquelicots chez toi.



L
Ce coquelicot égaré sonne le glas de l'été et t'a inspiré une bien belle poésie! Merci.
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C


Il gisait sur le trottoir, comme un petit cadavre ensanglanté ... rouge et gris, c'était si beau.



D
Graphisme denudé. J'aime beaucoup.
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C


Ce rouge avivé par les meurtissures des pétales, sur le trottoir gris, c'était saisissant, alors je l'ai "saisi". Merci, à bientôt.



J
Bonjour Carole, celui-là n'est pas tombé au champ... Il me fait penser aux anglais, leur fleur pour rendre hommage aux héros de 40/45 ! Le pauve... jolie messe pour lui ! J'aime...
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C


bleuets et coquelicots, frères de l'été, frères de beauté.



L
C'est très beau, merci.
LOIC
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C


Merci de ce merci qui me fait plaisir, Loïc.