La cigogne

Publié le par Carole

cigogne-en-vol.jpg
 Parc du Marquenterre - août 2014
 
C'était en août. Partout les oiseaux immobiles sommeillaient dans leurs grands bouquets d'arbres, se délassant de l'effort du printemps avant les longues peines de l'hiver. 
Elle, cependant, lancée par on ne sait quel arc dans le grand ciel d'été, elle transportait encore son brin de paille. Corps tendu vers le but, âme taillée comme une flèche, elle ne pensait qu'au nid. Au nid à reconstruire à réparer ou à orner.
Au nid jamais fini son grand oeuvre de vie. 
 
Si libre dans l'air bleu d'accomplir en esclave son rêve d'architecte.
 
Se faire semblable à la cigogne, ai-je pensé.
 

 

Publié dans Fables

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Z
Plein de contradiction, l'Humain... et la cigogne..
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C
Belle pensée que je vais méditer...
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P
Mais non c'est la ficelle du paquet qu'elle vient de livrer à ce couple qui attendaient avec tellement d'impatience un enfant.
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C


mignon !



F
quel bonheur cela serait si on pouvait voler comme la cigogne
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F
Très joli texte sur la construction de la vie!!Inlassablement, la résurrection de celle-ci grâce à la nature, architecte mystérieuse qu'il faut respecter et préserver!!BISOUS FAN
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A
Vivre sa vie, lui donner une intensité, une densité et une force comme on nourrit une passion...
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M
Une magnifique cigale parmi les fourmis, bien observé Carole!
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C
Six cigognes ici gognent*.

* "Gogner" : verbe que j'ai entendu en Picardie qui veut dire épier ; je ne sais pas si on dit "gogner" ailleurs.
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C


Je ne connaissais pas, mais ça me plaît tout à fait.



J
A-t-elle perdu la tête
va-t-elle faire la fête?
elle nettoie peut-être le paysage
des hommes après leur passage.

mais ta supposition Carole est beaucoup plus philosophique/pathétique, peut-être véridique.
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N
Ronron.
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M
Rarement en groupe? Mais j'en ai vu une cinquantaine au moins se poser sur les toits de notre village pour y passer la nuit avant de disparaître le lendemain matin.... Tous les habitants étaient en
émoi, beaucoup avec leur appareil photo, car en effet, ce n'était jamais arrivé dans cette région du Limousin... C'était un peu comme si une faveur nous avait été accordée.
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C


Il y avait bien un groupe de cigognes dans les arbres du parc, mais celle-ci volait seule avec ses brins de paille. C'était très étrange, en fait, en plein été, bien loin de la nidification.



R
Et dire que j'ai toujours cru qu'elles apportaient des bébés, ces cigognes !
Ce ne serait donc que du nid qu'elles s'occupent.

Ce n'est déjà pas si mal ...
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M
"C'est son destin", son destin d'oeuvrer au nid.
Et puis la distraction touche peut être parfois les animaux. Qui sait? Et comme les saisons "se" chamboulent ...

Ton texte est très joli! Et la photo de l'oiseau en plein vol une réussite.
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A
Bonjour Carole ! Quel plaisir de te retrouver sur ce blog, avec un joli texte comme toujours... !
J'ai changé de casquette. "L'espace d'un instant" va enfin être supprimé et je te mets en lien l'adresse d'un nouveau blog, plus branché spiritualité (avec un nouveau pseudo).
Martine (Valentine)
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J
Pourquoi rêver d'être alors que, me semble-t-il, nous le sommes, cigogne, en tentant, vaille que vaille, d'apporter quelque pierre à quelque édifice que ce soit: un mot sur un blog (un bloc?), un
cadeau, un sourire, un repas à partager, une babiole achetée pour "faire joli" quelque part? Certes, comme le chante J. Bertin: "Nous sommes peu nombreux à veiller. Nous tenons la lampe allumée".
Mais rares sont les cigognes qui voyagent en groupe.
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J
Ah oui, par chez nous, trois quatre sont passées, se sont posées sur un toit et son reparties, visite rare, alors on apprécie... mais pas de APN pour le coup, zut... merci Carole...
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