L'envol

Publié le par Carole

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    Devant le grand hangar des ateliers de Carnaval, on remarquait aussi cet immense cheval ailé et rose, destrier magnifique du défilé de l'an passé. 
   A le voir ainsi galoper dans le soleil du soir, l'aile sombre et l'oeil profond, ce cheval moulé sur les rêves formatés des studios Disney et les mythes plastifiés de chez Mattei, je me suis dit qu'il est grand, le pouvoir du rêve. Que son élan est toujours vivace, qu'aucune industrie culturelle n'en viendra jamais à bout, et qu'il est prêt, toujours, à nous entraîner plus haut - plus haut que ce monde de plastique Barbie et de beauté mondialisée. Prêt, comme jadis, à nous emporter vers le ciel. 
    Et qu'il suffirait, aux hommes d'aujourd'hui, d'ouvrir au rêve leurs yeux d'enfance, pour s'envoler, fût-ce sur un grand cheval rose aux muscles de poupée, comme ils chevaucheraient Pégase. 

Publié dans Fables

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E
Un rêve peut-être... mais le rêve de notre regard d'enfant est plus grand , plus beau et il revient quand on l'appelle .
Bonne soirée Carole
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M
Bien vu ! Comme toi, je déplore la mondialisation de l'imaginaire, inventée par Disney and C° et décuplée par le merchandising des jouets. Mais les rêves sont éternels et, pour peu que l'on sache
leur donner des ailes avec des représentations moins convenues, ils ne demandent qu'à les déployer.
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C
Merci pour ce très beau texte. Oui, il est beau, l'éternel pouvoir du rêve... oh oui, chevauchons-le!
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N
Bonsoir Carole !
Le charme un peu désuet de ce cheval ailé, un peu kitsch, me plaît bien !
Tu as raison : redevenons un peu des enfants, redevenons un peu plus humains.
Bises, belle soirée !
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C
Ces créatures de Carnaval ont un charme qui m'étreint...
Même en plastique, même si j'aime tant d'autres matières, l'enfant que je suis encore rêve en les regardant.
Et ce cheval des songes galope sur le fil de ta plume...
Cendrine
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E
rêves frelatés, un peu dur, non ? beaucoup d'enfants s'envolent sur eux, ils ne voient pas le plastique, juste ils rêvent
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C


Oui, c'est cela : quand on est enfant, on ne voit pas le plastique - et on rêve aussi bien qu'avant.


P.S. : j'ai remplacé frelaté par formaté : c'est vrai que j'étais un peu dure...



L
Aujourd'hui plus que jamais, les hommes ont besoin d'ouvrir leurs yeux d'enfant. Ne serait-ce que pour apaiser leurs craintes.
J'adore ce texte et cette image de Pégase !
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H
Notre coeur est un cocon de Pégase, nos yeux des galaxies de féerie, nos âmes de souffle de sucre filé. Mais on essaie de nous le faire oublier.
Oui, il suffirait d'un rien pour que nous retrouvions notre chair couleur rêve.

Hélène*

un autre très beau texte Carole!
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V
Oui, tu as vu juste. Peut-être est-ce de la pacotille, mais il y a là un symbole si puissant qu'il nous fera toujours du bien à l'âme.
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A
Pour qu'il s'envole, il suffit de fermer les yeux... et le suivre, loin de ces civilisations brisées, comme ces colonnes.
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C
Il n'est plus beaucoup d'Alexandre pour dompter Bucéphale.
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M
Chevaucher Pégase serait mon rêve, heureusement, il y a les livres pour m'y aider, et cette semaine, je suis en vacances, alors j'abuse! Bonne journée Carole.
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J
ca doit être chouette de le monter au carnaval ou faire partie de son char... Merci Carole !
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P
Ces statues géantes seraient-elles celles de divinités anciennes ? Remettant ainsi l'Homme à sa juste place, celle de petites fourmis ? Il y a quelque chose de fascinant et de mystique dans ces
réalisations ! Encore merci pour ces images très fortes.
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C


Merci, Photogus. Moi aussi je crois qu'il faut du mysticisme pour créer ces figures immenses de carnaval, qui demandent des heures et des heures de travail, et qui représentent souvent des rêves
tout empreints des vieux mythes.



R
Heureusement qu'il est grand, le pouvoir du rêve !


Encore faut-il le détenir ...
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C


Le détenir ? non, il ne se laisse pas posséder, mais on peut le trouver et le retrouver, chaque fois qu'on a besoin de lui.



N
Je suis prête, quitte à être bouffonne plus que Bellérophonne... :)
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C


merci pour le jeu de mots qui me plaît beaucoup.



A
Ce cheval tout rose et lisse ne m'emportera pas vers le ciel, mais il a au moins le mérite de susciter la nostalgie des petits chevaux de bois, pleins de poésie des manèges anciens, ou d'évoquer
les aventures de Fuchur,le dragon ailé, avec le petit héros de "l'histoire sans fin."
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C


En effet, la fantasy montre aussi cette capacité à réinvestir les vieux rêves, aujourd'hui encore si vivants.