L'araignée et la mouche

Publié le par Carole

mouche araignée 16
 
 
L'araignée avait cru prendre la mouche au piège. Mais elle s'était enchaînée elle-même à son fil. Et la mouche captive avait capturé sa geôlière.
Elles avançaient ensemble maintenant, la proie attachée à sa prédatrice, la prédatrice attachée à sa proie. Ensemble il leur faudrait désormais tituber vers la mort.
 
Pourquoi certains croient-ils pouvoir tisser leur toile de chasseur dans ce fil de soie pure qui les lie à autrui ? Ne le savent-ils pas, qu'on ne va jamais seul ?

 

Publié dans Fables

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E
Une photo et un commentaire pleins de sagesse .Belle journée Carole
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N
la photo et ton texte sont très bons.

Bonne journée Carole
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G
Tel est pris qui croyait prendre
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Z
mon commentaire d'il y a deux secondes a l'air perdu...
Encore une fois on (je ) reste songeur. je ne sais plus bien comment cela s'appelle en physique: interaction?
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Z
la réalité du constat que tu fais ( et de façon si efficace ) est implacable.
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S
La toile ne devrait pas être exclusivement lieu de conflits mais lieu de rencontres même si les rencontres finissent souvent aussi par devenir des conflits...
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A
C'est excellent. En peu de mots tout est dit. Amicalement.
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C
On pense à Knouk et Pozzo dans "En attendant Godot" : de l'animal à l'homme, ce n'est qu'une question de degré ! Saisissant !
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M
Une jolie fable, une leçon de modestie!
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A
Les prédateurs avancent toujours seuls et sont toujours pris, un jour ou l'autre, à leur propre piège.
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C
Une fable saisissante.
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N
Cette fable, dans sa concision, est digne des plus grands.
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