Colchique - version 2

Publié le par Carole

colchiques 2
 
 Le vent froisse en rêvant 
Ses bouquets de septembre
Où grandit comme l'ombre
Le colchique aux yeux tendres
 
Des arbres goutte à goutte 
Tombe l'or
Dans la boue
 
Automne compagnon
De nos jours qui s'en vont
Tes fleurs font sous nos pas de grands chemins de ronde
Et des brassées de fruits pourrissent dans nos vies
Qui longtemps dédaignèrent de vendanger la joie
 
Tant de mains chargées d'or
N'ont semé que l'oubli
Qui donc cogne à la porte haletant comme un coeur
 
 
Un oiseau tourne au ciel c'est une page
blanche
Qu'emporte le soir gris
 
Colchique ton poison c'est notre nostalgie

Publié dans Fables

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Catheau 15/09/2014 09:04

Belle postérité poétique pour le poète "à la tête étoilée".

Mamilouve 07/09/2014 10:40

On nous faisait chanter "Colchiques dans les prés..." à l'école et je prends soudain conscience que je n'ai jamais su à quoi elles ressemblaient ces fleurs qui annoncent l'automne. Je les voyais
plus élancées, ébouriffées dans le vent. J'aurais pris celles de la photo pour des crocus ou du safran. Merci pour cette poétique leçon de botanique.

Bonheur du Jour 07/09/2014 07:11

Comme j'aime les colchiques.... Beaucoup d'émotions à cette évocation.

flipperine 05/09/2014 23:37

colchiques fleurissent dans les prés, c'est la fin de l'été

Malaura 05/09/2014 22:21

"Un oiseau tourne au ciel c'est une page blanche qu'emporte le soir gris"...Toute la poésie est magnifique Carole mais je pourrais me contenter de ce seul vers qui résonne en moi de toute sa beauté
mélancolique. Merci et bien amicalement

Gérard 05/09/2014 18:41

Il n'y a pas que les fleurs qui empoisonnent ..en ce moment

Nounedeb 05/09/2014 13:18

Suite botanique à ce beau poème: Le safran fleurit aussi, mauve, en automne. Ne pas confondre les deux, aux vertus dissemblables!

Richard LEJEUNE 05/09/2014 11:33

Merci à vous, Carole, pour vos précisions, ainsi que le lien.
Je veillerai à compter les étamines au printemps prochain car, bien évidemment, maintenant, il n'y a plus rien.
En outre, les branches et les feuilles du magnolia touchant le sol, l'accès au pied est totalement impossible à nos petits-enfants.

almanito 05/09/2014 11:05

Un très beau poème mais attention: regrets et nostalgie danger!

Richard LEJEUNE 05/09/2014 09:21

Ces colchiques ressemblent étrangement aux crocus qui poussent sous notre magnolia au printemps.

Carole 05/09/2014 10:58



Les colchiques et les crocus se ressemblent beaucoup. Mais les colchiques ont six étamines. Si c'est le cas de vos crocus, faites très attention, il pourrait s'agir de colchiques (hypertoxiques).


Mes fleurs ont été photographiées dans un jardin botanique, dans la partie des plantes toxiques parfois utilisées en médecine (elles voisinaient avec les digitales).


Voyez ce lien par exemple : http://jeantosti.com/fleurs3/crocus.htm



Lorraine 05/09/2014 09:17

Une nostalgie où le vent a des yeux lilas, tourne un peu et s'en va loin. Nous accueillons cette nostalgie et son doux poison en veillant bien à ne pas nous laisser trop séduire...

Michèle 05/09/2014 08:27

Le poème est beau et les colchiques nous font signe de l'autre bout d'un long tunnel que nous avons mis si peu de temps à traverser. Mais le long de cette traversée, il y a aussi "Mon beau navire,
ô ma mémoire..."

flipperine 04/09/2014 23:46

une belle fleur mais j'apprends que c'est du poison

Carole 05/09/2014 00:33



particulièrement toxique, oui !



jill bill 04/09/2014 22:02

Petite et si dangereuse...comme certains champignons qui arrivent, à regarder sans y toucher !