Colchique - version 2 (réédition)

Publié le par Carole

Colchique - version 2 (réédition)
 
 Le vent froisse en rêvant 
Ses bouquets de septembre
Où grandit comme l'ombre
Le colchique aux yeux tendres
 
Des arbres goutte à goutte 
Tombe l'or
Dans la boue
 
Automne compagnon
De nos jours qui s'en vont
Tes fleurs font sous nos pas de grands chemins de ronde
Et des brassées de fruits pourrissent dans nos vies
Qui longtemps dédaignèrent de vendanger la joie
 
Tant de mains chargées d'or
N'ont semé que l'oubli
Qui donc cogne à la porte haletant comme un coeur
 
Un oiseau tourne au ciel c'est une page
blanche
Qu'emporte le soir gris
 
Colchique ton poison c'est notre nostalgie
 

Publié dans Fables

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Martine 27/11/2017 02:47

Le scolchiques et leur beauté fragile. J'en ai vus il y a longtemps en moyenne montagne. C'était chaque année un rendez-vous émouvant dans un petit m2 pas très loin du village. Ils fanent si vite...
Et la chanson bien sûr , souvenir de l'école et de son parfum de craies et d'encre violette...

Pâques 28/09/2017 22:26

Superbe !
Ne pas oublier en effet de vendanger la joie...
La fin est très juste.

Arielle 27/09/2017 11:11

Nostalgie, poison suave à consommer avec modération ! Mais quelle délicatesse dans le mauve de ces mots qui cognent à la porte de nos coeurs.

Binh An 27/09/2017 09:27

Très beau poème !
"Tant de mains chargées d'or
N'ont semé que l'oubli"
Que c'est beau... et triste.

Bonheur du Jour 27/09/2017 06:34

Je vous souhaite un bel automne. Vous l'utilisez au masculin, cela m'a surprise car il est au féminin pour moi.
Bonne journée.

Carole 28/09/2017 23:16

Oui, bien sûr, automne peut s'employer au féminin, mais c'est un emploi qui se raréfie. Vous avez sans doute raison de le prolonger. L'automne est une saison "féminine" par sa fécondité.

Quichottine 25/09/2017 17:34

Magnifique poème... j'aime.
Est-ce de là que vient le titre que tu as donné à ton second blog ?

FAN 25/09/2017 17:29

De cette belle fleur, je ne lui connais que sa chanson "Colchique dans les près, fleurissent, fleurissent, colchique dans les près, c'est la fin de l'été!!!!!! A l'année prochaine!!!Bisous Fan

Carole 28/09/2017 23:18

Il y a aussi Apollinaire.

JC 25/09/2017 15:55

Si petits, si fins, si fragiles ils nous rappellent que le temps passe même lorsque le soleil brille encore. Bonne soirée à toi. Amitiés. Joëlle

La Baladine 25/09/2017 11:11

Cette ferveur particulière qui nous saisit à l'automne, quand on réalise que le temps presse... du moins, qu'il passe.

mansfield 25/09/2017 10:25

Une approche de l'automne toute de tendresse et de vécu. Quand dans la vie on apprécie chacun des signes de la nature!

Aloysia 24/09/2017 11:37

Un très beau poème, Carole.

almanito 24/09/2017 11:09

Pourquoi l'automne nous donne t-il toujours l'impression de n'avoir pas su autant qu'on l'aurait dû, aimer chaque seconde de notre vie?

Loïc Roussain 24/09/2017 09:34

Merci pour cette belle poésie.

jill bill 24/09/2017 07:08

Colchique dans les prés c'est la fin de l'été... ,-)

Catheau 15/09/2014 09:04

Belle postérité poétique pour le poète "à la tête étoilée".

Mamilouve 07/09/2014 10:40

On nous faisait chanter "Colchiques dans les prés..." à l'école et je prends soudain conscience que je n'ai jamais su à quoi elles ressemblaient ces fleurs qui annoncent l'automne. Je les voyais
plus élancées, ébouriffées dans le vent. J'aurais pris celles de la photo pour des crocus ou du safran. Merci pour cette poétique leçon de botanique.

Bonheur du Jour 07/09/2014 07:11

Comme j'aime les colchiques.... Beaucoup d'émotions à cette évocation.

flipperine 05/09/2014 23:37

colchiques fleurissent dans les prés, c'est la fin de l'été

Malaura 05/09/2014 22:21

"Un oiseau tourne au ciel c'est une page blanche qu'emporte le soir gris"...Toute la poésie est magnifique Carole mais je pourrais me contenter de ce seul vers qui résonne en moi de toute sa beauté
mélancolique. Merci et bien amicalement

Gérard 05/09/2014 18:41

Il n'y a pas que les fleurs qui empoisonnent ..en ce moment

Nounedeb 05/09/2014 13:18

Suite botanique à ce beau poème: Le safran fleurit aussi, mauve, en automne. Ne pas confondre les deux, aux vertus dissemblables!

Richard LEJEUNE 05/09/2014 11:33

Merci à vous, Carole, pour vos précisions, ainsi que le lien.
Je veillerai à compter les étamines au printemps prochain car, bien évidemment, maintenant, il n'y a plus rien.
En outre, les branches et les feuilles du magnolia touchant le sol, l'accès au pied est totalement impossible à nos petits-enfants.

almanito 05/09/2014 11:05

Un très beau poème mais attention: regrets et nostalgie danger!

Richard LEJEUNE 05/09/2014 09:21

Ces colchiques ressemblent étrangement aux crocus qui poussent sous notre magnolia au printemps.

Carole 05/09/2014 10:58



Les colchiques et les crocus se ressemblent beaucoup. Mais les colchiques ont six étamines. Si c'est le cas de vos crocus, faites très attention, il pourrait s'agir de colchiques (hypertoxiques).


Mes fleurs ont été photographiées dans un jardin botanique, dans la partie des plantes toxiques parfois utilisées en médecine (elles voisinaient avec les digitales).


Voyez ce lien par exemple : http://jeantosti.com/fleurs3/crocus.htm



Lorraine 05/09/2014 09:17

Une nostalgie où le vent a des yeux lilas, tourne un peu et s'en va loin. Nous accueillons cette nostalgie et son doux poison en veillant bien à ne pas nous laisser trop séduire...

Michèle 05/09/2014 08:27

Le poème est beau et les colchiques nous font signe de l'autre bout d'un long tunnel que nous avons mis si peu de temps à traverser. Mais le long de cette traversée, il y a aussi "Mon beau navire,
ô ma mémoire..."

flipperine 04/09/2014 23:46

une belle fleur mais j'apprends que c'est du poison

Carole 05/09/2014 00:33



particulièrement toxique, oui !



jill bill 04/09/2014 22:02

Petite et si dangereuse...comme certains champignons qui arrivent, à regarder sans y toucher !