A Villequier

Publié le par Carole

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A Villequier, où l'on montre la maison de Léopoldine, il y avait ce bouquet, face à la Seine qui se ferma comme une tombe. Ce n'était que l'une de ces compositions banales que les municipalités font poser à intervalles réguliers dans de grandes jardinières sans grâce, au bord des routes. Mais les fleurs éclataient dans l'air bleu, de toutes leurs vives couleurs elles vibraient et tremblaient dans le soir qui tombait, comme la douleur quand elle ne veut jamais mourir. 
Il avait l'air d'être là pour Elle. Pour Lui aussi.

Publié dans Fables

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Richard LEJEUNE 11/09/2013 21:33

Exactement, oui, Carole !
C'est à cela que je pensais en écrivant mon propos tout à l'heure : deux majuscules.
J'estime personnellement qu'il n'y a aucune raison d'en priver la malheureuse fille de Victor Hugo "sous prétexte" qu'elle n'est pas "grand écrivain" ...

Mais ne vous offusquez pas : ce n'est, de ma part, qu'une simple réaction épidermique !

Richard LEJEUNE 11/09/2013 12:25

"Il avait l'air d'être là pour elle. Pour Lui aussi.", écrivez-vous.

Je comprends, intellectuellement parlant, la raison pour laquelle l'un a droit à sa majuscule dans cette phrase, et l'autre pas.
Mais humainement parlant, cela me gêne quand même un tantinet ...

Carole 11/09/2013 14:49



Sinon ce ne serait peut-être pas compréhensible ? Deux majuscules peut-être ?



Valentine :0056: 10/09/2013 22:47

Bravo... C'est très émouvant, très juste, et si bien écrit !

Carole 11/09/2013 22:15



Merci, Valentine. 



Gérard 10/09/2013 22:40

Les fleurs du "Mâle "

Carole 11/09/2013 22:13



Une blague que j'ai déjà rencontrée (je suis prof...)



Pâques 10/09/2013 21:41

Une triste histoire d'amour et de mort, ce pauvre couple si jeune encore ...

Carole 11/09/2013 22:23



Infiniment triste.



M'amzelle Jeanne 10/09/2013 21:08

Il reste si présent dans la mémoire de tous.. les poètes ne meurent jamais.. et lui en particulier cet homme si fort et courageux qui a donné aux générations tant de mots accrochés à ses maux et
douleurs.

almanitoo 10/09/2013 20:12

La douleur ne meurt pas, et même si elle s'estompe, change souvent l'homme qui souffre, ce qui fut le cas de notre grand homme qui étonnamment s'intéressa un temps au spiritisme.

Carole 11/09/2013 22:09



"La bouche d'ombre"...



Cristophe 10/09/2013 18:27

Des fleurs sont rarement banales, même les pluss courantes.

Catheau 10/09/2013 17:42

Comment imaginer ici, sur cette Seine étale, un mascaret meurtrier? Pauvre Léopoldine et aussi pauvre Adèle !

FAN 10/09/2013 17:34

Oui, triste histoire que cette fin de vie de la fille de Victor Hugo!!Mais nous avons tous des morts à pleurer, hélas!! Ce pauvre Hugo n'a pas eu de chance aussi avec Adèle!! BISOUS FAN

Hélène Carle 10/09/2013 15:19

Des fleurs formant un choeur pour chanter la joie plutôt que la mort, pour elle et pour lui dansant au-dessus du temps. Des fleurs formant un seul coeur.

Hélène*

Carole 11/09/2013 22:20



Et un poème célèbre où tous les coeurs humains se retrouvent.



emma 10/09/2013 08:56

deux belles interprétations de Hugo, j'ai un faible pour l'émotion écorchée de Berliner... mais sans Hugo, il n'y aurait que des ronds dans l'eau. Les faits divers ont besoin d'être sublimés pour
devenir des tragédies

Anne-Marie 10/09/2013 08:19

" Demain, dès l'aube" , un texte qu'on a tous appris à l'école,et heureusement car il nous a donné très tôt le goût de la poésie...

Carole 11/09/2013 22:10



A Villequier, au bord de la Seine si belle mais traîtresse, sa présence était très forte.



jill bill 10/09/2013 07:57

Bonjour Carole, tu sais donner de l'importance aux petites choses de la vie... c'est ça la vraie poésie !