A Ville-Evrard

Publié le par Carole

villevrard-statue-femme-decapitee-copie-1.jpg
 
   Elle était toujours un peu éblouie, lorsqu'on ouvrait la porte. Éblouie, anxieuse aussi... s'il allait l'attendre, là, dans la lumière du dehors ? Mais non, il n'aimait pas le soleil, son âme était bien trop remplie de nuit. Elle regarda lentement autour d'elle, palpitante. Tous s'étaient égaillés dans le jardin. Elle était seule et elle se rassura.
    C'était bon d'être en vie, et libre presque, et de sentir passer dans ses cheveux le souffle heureux de l'été bleu... 
    Elle huma l'air tendre où flottait l'odeur des foins mûrs et des fleurs des parterres, tituba, comme saisie d'ivresse, et commença sa marche, lente, boitillante, hésitante. [...]
cliquer sur le lien pour lire la suite du récit sur mon blog cheminderonde.wordpress.com

Publié dans Récits et nouvelles

Commenter cet article

Cendrine 02/09/2013 00:09

J'y vais de ce pas et l'émotion m'emporte...
Cendrine

phil 30/08/2013 12:49

Superbe. En lisant le titre, Ville-Evrard, je m'attendais à recevoir de l'émotion. C'est réussi, même si je n'imaginais pas que tu parlerais de Camille.

Carole 30/08/2013 22:10



Merci, Phil.



FAN 30/08/2013 10:46

Magnifique!!! Dès que j'ai lu que la "persécutée" se délectait les mains dans la terre, la boue, la glaise, j'ai de suite pensé à Camille Claudel et sa passion destructrice pour RODIN. Très beau
texte!! Merci Carole BISOUS FAN

Carole 30/08/2013 22:18



Merci Fan.



Anne-Marie 29/08/2013 19:35

Merci Carole pour cette nouvelle qui nous fait "entrer" dans la tête de Camille Claudel, dans sa folie et sa souffrance.
J'avais adoré découvrir ses oeuvres au Musée Rodin

Carole 30/08/2013 22:27



J'ai visité le musée Rodin, et puis le lendemain, pour des raisons familiales que je ne peux pas exposer ici, je suis allée à Ville-Evrard, c'était saisissant de passer de l'un à l'autre. C'est
ainsi que j'ai imaginé ce récit.