Juste avant (version 1)

Publié le par Carole

Juste avant (version 1)
Pourquoi l'aimons-nous tant
cet instant juste avant
 
quand la terre s'enroulant
sur la corde du temps
 
tire sur le soir lent
le rideau du néant
 
pourquoi l'aimons-nous tant
cet instant se posant
 
expirant se dressant
sur la scène des vagues
 
comme un point qui s'attarde
au bout de la tirade ?
 
 
 

Publié dans Fables

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Q
Je n'ai pas de réponse, mais je ne m'en lasse pas...
Merci pour ce magnifique poème.
Passe une douce journée. Bisous.
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M
Ah comme ils savent faire parler d'eux ces magnifiques jeux du soleil!
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A
Tu l'as modifié depuis hier?
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C
Un peu. Au point que j'ai préféré éditer une seconde version.
S
Laisser glisser sur soi puis s'introduire cette musique des mots que j'appelle poésie.
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S
Laisser glisser sur soi puis s'introduire cette musique des mots que j'appelle poésie.
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J
« Sur la page effacée de notre éternité »
Ah si seulement un temps venté suffisait à effacer les traces que les Hommes laissent de leur passage sur leur Terre Mère ! Cela voudrait dire que l’homme a enfin compris qu’il ne doit laisser que traces qui ne blessent pas la terre.
Malheureusement l’homme a perdu toute humanité.

Les pages effacées serait-elles les plus douces?
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L
J'ai pensé immédiatement à l'ambiance d'une chanson de Barbara... c'est tellement beau.
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A
Rien ne passe après tout si ce n'est le passant...
Ton poème envoûtant et ce beau cliché me font penser à celui d'Aragon.
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C
Finitude et éternel retour, à notre image, peut-être...
Merci pour ce texte fascinant.
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