Juste avant (version 2)

Publié le par Carole

Juste avant (version 2)
Il a posé sa tête
Sur l'épaule des vagues
Attendant que la nuit
Tranche son cou brûlant
 
C'est l'instant juste avant
 
La noire cérémonie
Qui peint le monde en rouge
Et fait rouler le jour
 
Dans la trappe à néant
Où les ombres se jettent
Comme fumier de cendres
 
C'est l'instant juste avant
 
Et nous sur le rivage
Quand s'effacent nos pas
 
C'est l'instant juste avant
 
— Pourquoi l'aimons-nous tant ?
 

 

Publié dans Fables

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J
Peut-être est-ce l'espoir d'une renaissance qui guide l'amour de cet instant ! Bonne journée Carole. Amitiés. Joëlle
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Q
Autre version, différente, mais si belle !
Merci pour cette page.
J'aime énormément les deux versions.
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J
Coucher de soleil sur la mer ou dans la mer, un "suicide" moult fois recommencé et nous sous le charme de cet horizon avec cet astre qui nous la joue tragique... merci, JB
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A
Entre ombre et lumière
l'instant où le jour se pose
en un bonsoir coloré
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N
Magnifique et rare vision de la mer et de l'estran, si noirs, comme un couperet. Ils t'on inspiré un texte superbe.
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A
Fascinante cette tête qui roule dans "la trappe à néant". Notre désir de la voir renaître l'a parée de tous les attributs de la divinité depuis la nuit des temps et nous en sommes encore imprégnés aujourd'hui.Un magnifique poème à la hauteur de son sujet.
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A
Version plus radicale dirai-je!
Mais tout aussi belle, peut-être inconsciemment cette vieille angoisse qu'il ne se lève pas à nouveau le lendemain?
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E
Magnifique ode à un coucher de soleil…
Question aussi large que la plage de nos pensées...
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L
C'est magnifique, Carole. j'en reste "sans voix".
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J
Chacun sa réponse Carole.
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