La Chute d'Icare

Publié le par Carole

there was
a splash quite unnoticed
William Carlos Williams
 
    C'était un si beau soir. Un de ces doux soir de septembre, quand l'été un peu las commence à se pencher sur l'épaule de l'automne. Les montagnes s'inclinaient sur l'eau verte dans une légère vapeur de brume. Tandis que les nuages, là-bas, dans les fonds jaunis du couchant, roulaient comme des vagues.
    C'était un paysage si parfait, si bien ordonné. En cercles et diagonales. En courbes et en miroirs. Un de ces paysages rêvés que les peintres flamands composaient comme des dieux, de montagnes glacées, de vaisseaux calmes et d'eaux étales sous un horizon sfumato. Il n'y manquait que le sujet. Le petit sujet humain dérisoire et perdu dans un coin du tableau.
    J'ai toujours aimé la peinture... J'ai longtemps regretté de ne pas être vraiment devenu peintre. [...]
 
Suite du récit sur mon blog de récits et nouvelles cheminderonde.wordpress.com
 

Publié dans Récits et nouvelles

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La Baladine 01/10/2017 21:25

Une écriture rare. Précise. Profonde. De ces textes qu'on a plaisir à lire, et relire.

Aloysia 01/10/2017 09:51

Je me demande maintenant si ce n'est pas toi qui nous avais déjà signalé ce tableau avec un petit Icare complètement invisible se débattant dans les flots en bas à droite... En tous cas cette fois encore tu nous ravis, à la fois par la beauté de ton écriture, et par les idées qui te viennent, comme celle de ce retraité qui s'imagine avoir créé un événement par sa propre pensée.

Martine 01/10/2017 06:59

Bonjour Carole,

Troublant et poétique. Voilà les deux mots qui me viennent tout de suite à l'esprit.
J'ai beaucoup aimé
:)