Des pas sur le sable

Publié le par Carole

 

Trace qui n'a de poids que celui de nos ombres.
Sur le sable égrené au fléau des marées
sur le sable fuyant que sillonne le vent
trace nue du pas nu d'un déjà en allé.
Trace poussière d'instants
un à un reversés
dans
le
flacon
du temps
que retourne le vent.
Trace que tout efface. Trace de vie qui va
comme elle danserait grain de sable envolé
pour se semer encore en chacun de nos pas.
 
Trace d'humanité posée comme un chemin au fond du sablier.
 
 

Publié dans Fables

Commenter cet article

Célestine 14/09/2017 01:05

Invitée par la Baladine à visiter cet espace, je m'y suis trouvée bien, et en charmante compagnie poétique.
Je reviendrai
¸¸.•*¨*• ☆

Carole 14/09/2017 01:27

Merci Célestine. Alors à bientôt !

La Baladine 12/09/2017 21:08

Poétique illustration de cette réalité implacable: nous ne sommes que des passants, éphémères...

JC 12/09/2017 12:28

Souvenir d'un passage éphémère mais bien présent. Belle journée Carole. Amitiés. Joëlle

Gerard 11/09/2017 21:53

Serait ce les pas du marchand de sable.

FAN 11/09/2017 18:15

Des superbes pas qui, hélas, vont s'effacer avec le temps!! le sable n'aime pas les traces du temps!!Bisous Fan

Catheau 11/09/2017 17:46

En écho, ce poème écrit il y a quelques années :
http://ex-libris.over-blog.com/article-j-ai-suivi-tes-pas-sur-la-plage-56222988.html

Carole 11/09/2017 18:59

Je suis allée lire. C'est très beau. Vous devriez republier ce texte.
Mon poème est très différent dans sa conception, puisque je l'ai tout entier fondé sur les deux thèmes entrecroisés de l'écoulement du sablier et des semailles précaires, mais je vois ce point commun frappant : la trace de pas, c'est la marque de l'humanité. Continuer à tracer un chemin malgré tout, dans la pleine conscience de la disparition prochaine. Après tout, le motif du chemin donne son titre à mon blog...

bizak 11/09/2017 13:57

Quel beau poème humectant les traces de pas pour les faire revivre le temps d'écoulement d'un sablier. Les mots sont égrenés comme les palpitations d'un cœur pour souffler la vie; Belle journée Carole

Arielle 11/09/2017 11:31

Superbe calligramme ! Je me suis amusée à le lire après l'avoir retourné. Le premier et le dernier quatrains se prêtent bien à l'exercice et reposent avec bonheur sur "le poids de nos ombres" mais telle quelle cette trace d'humanité si éphémère me ravit.

Aloysia 11/09/2017 09:49

Ah ! Je n'avais pas vu la forme de sablier !! Merci Carole, c'est super.

Quichottine 11/09/2017 07:28

Ta page est magnifique, Carole.
Même si tu n'as pas le temps d'en créer une autre pour notre livre, celle-ci conviendrait tout à fait. :)

Quichottine 11/09/2017 13:00

Un grand merci. :)
Je suis heureuse que tu puisse participer.

Carole 11/09/2017 11:19

Alors je te l'offre, Quichottine !

Richard LEJEUNE 11/09/2017 07:26

Je relève avec une admiration certaine la forme de sablier donnée physiquement à votre poème.
Bravo Carole !

almanito 10/09/2017 22:16

J'aime beaucoup ce second volet, ces traces aussi éphémères que nous...

jill bill 10/09/2017 22:11

Quand les estivants s'en retournent, l'indigène reprend sa plage... ,-)

Aloysia 10/09/2017 21:12

J'aime beaucoup, Carole. Ce rythme, ce mouvement... Un beau poème.
(je regrette le "déjà_en allé"... face à "qu'égraine-le"mais je suppose que tu n'as pas pu faire mieux, et moi non plus je ne vois pas mieux ; et puis ce "vide" face au "plein" a peut-être sa raison d'être ?)

Carole 10/09/2017 22:10

Mais le hiatus, comme "vide", en effet, me semble ici plus expressif. Il faut aussi des ruptures de rythme.

Carole 10/09/2017 22:09

L'article est "parti" un peu trop vite. J'ai fait une erreur sur la date de publication. Normalement, ça part dans la nuit. Je suis en train de le terminer.