Le goéland

Publié le par Carole

Le goéland
C'était un goéland blessé qui arpentait la plage.
Tranquille.
Sans un cri sans un gémissement, sans paraître souffrir.
Portant son aile en bandoulière, allait de long en large.
Simplement étonné de ne plus s'envoler, allait et revenait d'un pas lent de guetteur, scrutant les vagues au loin sans remarquer la mort qui glissait dans son ombre.
La foule le regardait, indifférente, préférant s'amuser.
Et lui, tranquille, ne semblait pas comprendre qu'il s'en allait mourir.
Marchait de long en large, continuait son chemin, emportant sa blessure.
Une tache de sang grandissait sur son flanc, qui demain dormirait sur la laisse de mer. Mais qu'aurait-il pu voir, occupé qu'il était à poursuivre sa marche ?
 

Publié dans Fables

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C
Dignité et courage de l'animal.
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J
Ne crois tu pas qu'il vivait plutôt jusqu'au bout, sentant ce qui l'attendait ? Les animaux ont une dignité qui nous manque bien souvent ! Bon WE Carole. Amitiés. Joëlle
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L
Pour en avoir croisé dans ma campagne de bord de mer, je sais le malaise incrédule qui nous saisit devant le spectacle de l'impavidité (apparente?) du goéland condamné; cruauté de la vie, imminence de la mort, il nous rappelle que nous ne sommes rien. Nous passons.
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J
Les anges comme ce goéland ont froissé leurs ailes. Le temps s'est écoulé, ils s'appellent désormais "les hommes" et ils regardent le goéland amorcer sa fin sans émotion, comme ils se regardent.
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M
Une triste histoire qui nous renvoie à la condition de mortels qui s'agitent pour occuper le temps entre la naissance et la mort.
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F
Personne pour le secourir!!!pauvre bête!!! Bisous Fan
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Q
Tu me fais penser au poème de Vigny...

C'est très beau.
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A
Beau et digne, comme tout ce qui est des animaux, nos maîtres...
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A
J'en connais un auquel il manque une patte. Atterrissages délicats, mais pris en pitié par les coeurs tendres qui le nourrissent et pour lesquels il ne manifeste aucune gratitude. Cette anecdote mise à part, comme toi je suis touchée par ces animaux qui ne montrent pas leur souffrance
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J
Pauvre animal, ainsi va pour la faune sauvage, sans maître, ni docteur... patte ou aile brisée le voilà condamné, demain ne sera plus, ainsi soit-il... j'ai de la peine pour lui !
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