Casimir

Publié le par Carole

Nous, on y a jamais cru.
Quand ils sont venus l'arrêter, qu'on l'a vu descendre de sa camionnette, tendre les mains vers les menottes, et puis s'asseoir dans le fourgon des gendarmes, sans protester, sans se cacher le visage comme ils font tous... Quand on l'a vu partir, tranquille, poli, exactement comme il était toujours, on a été stupéfaits - non, c'est pas un mot assez fort, stupéfaits [...]
 
Suite du récit sur mon blog de récits et nouvelles cheminderonde.wordpress.com
 
 

Publié dans Récits et nouvelles

Commenter cet article

Anick de Paris 17/08/2017 17:36

J'aime quand tu essaies de te mettre dans la peau de M. Simplet. C'est tout à fait délicieux.
Cette semaine, sur Fr. Cu., H. Arendt : j'ai pensé à elle jusqu'à la fin de ma lecture. Le brave type qui peut virer au monstre quand les circonstances invitent et flattent ses instincts les plus vils... La banalité du mal... Il faut avoir l'estomac, tout de même !
Bon courage pour la "rentrée".
Je t'embrasse.

Carole 17/08/2017 18:16

Arendt, bien sûr. Mais aussi Antelme. Et puis la réalité, puisque je suis partie d'un fait-divers qui me fournissait déjà les détails.
Merci Anick, je t'embrasse fort !