Banc'al

Publié le par Carole

Banc'al
Je l'ai vu au Jardin des Plantes.
Oh, certes, il n'aurait pas cassé trois pattes à un canard. Faisant le pied de grue, il attendait sur ses béquilles, incertain, vacillant.
Il était né pour ramper sur le sol, après tout, dans la boue et la paix, et voilà qu'il lui était poussé, au lieu d'une griffe de lézard, ce grand pied de statue qui voulait qu'il s'élève.
Nain affligé d'une patte de géant, il ne savait qu'en faire.
Banc'al - comme tant d'autres - il n'avait reçu du destin que ces dons incomplets qui nous font trébucher avant même d'avoir pris notre élan. 

Publié dans Nantes

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Catheau 02/02/2016 17:45

Un banc qui pourrait se métamorphoser en balançoire pour une nouvelle vie.

Pascal 30/01/2016 09:34

Un banc qui était surement un peu surmené alors il à levé le pied :-)

Gérard 28/01/2016 23:41

....pour l'hiver banc comme neige

mansfield 28/01/2016 18:45

Pas géant mais... Poète peut-être!

FAN 28/01/2016 17:33

Encore un malheureux!! c'est comme à Nîmes, c'est folie avec les travaux!!je me demande si tout sera fini pour le Féria!! Bisous Fan

flipperine 28/01/2016 15:51

pauvre banc

zadddie-lllelie 28/01/2016 12:12

touché! (touchée...)

Richard LEJEUNE 28/01/2016 10:48

"Banc'al - comme tant d'autres", écrivez-vous.
Tout est là dans votre réflexion sur l'Humanité, dans ce "comme tant d'autres ...

Lorraine 28/01/2016 10:22

Délaissé par le passant, il vivra sa solitude boiteuse comme l'enfant, incertain sur sa jambe trop courte, regarde les autres jouer à la récréation.

Quichottine 28/01/2016 10:03

Incroyable image... et texte magnifique.
Merci, Carole.

Aloysia 28/01/2016 09:38

Bravo Carole , vraiment, c'est un beau poème sur un thème émouvant.

Nounedeb 28/01/2016 08:26

Où l'absurde s'invite,
ton regard voit le mythe!
** )

almanito 28/01/2016 07:23

Mince, le pauvre. Il faudrait demander au Docteur Curt Connors de passer par là...

jill bill 28/01/2016 03:45

Bancal il l'est pour l'heure... en drôle d'équilibre sur son pied du milieu dans son milieu aride, le pauvre, merci Carole, bien vu !